

Elon Musk quitte le gouvernement après 130 jours à la tête du DOGE
Elon Musk a officialisé son départ du gouvernement américain ce 29 mai 2025, après 130 jours passés à la tête du “Department of Government Efficiency” (DOGE), une cellule créée par l’administration Trump pour rationaliser les dépenses fédérales.
La durée de son mandat correspond exactement à la limite fixée par la loi pour un “employé spécial du gouvernement”, un statut temporaire qui autorise une présence maximale de 130 jours par an dans l’exécutif américain.
Dans une publication sur X, la plateforme dont il est propriétaire, Musk a remercié Donald Trump pour l’opportunité de « réduire les dépenses inutiles », tout en affirmant que la mission DOGE « deviendra un mode de vie dans le gouvernement ».
Mais derrière ce ton officiel, l’ambiance est bien moins sereine. Musk a récemment critiqué de manière ouverte le projet de réforme fiscale du Congrès soutenu par Trump, accusant le texte de « faire exploser le déficit » et de « saper les efforts d’austérité » menés par son équipe.
C’est une rupture inédite entre Musk et Trump, après des mois d’alignement stratégique et plus de 300 millions de dollars investis par Musk dans la campagne du président réélu.
En coulisses, la relation entre les deux hommes se serait tendue. Musk, souvent absent de son poste, a été très occupé par les difficultés de Tesla (ventes en baisse, chute en Bourse), la gestion de SpaceX et les problèmes techniques majeurs rencontrés par X.
La panne géante de sa plateforme sociale aurait précipité sa décision de se désengager totalement de Washington.
L’expérience DOGE, lancée en grande pompe, aura permis de réduire environ 12 % de la fonction publique fédérale selon Reuters. Mais elle aura aussi déclenché une vague de critiques, notamment sur les méthodes brutales employées : suppressions de postes, départs forcés, menaces de fermetures d’agences.
Pour ses soutiens, Musk incarne une tentative audacieuse de réforme radicale. Pour ses détracteurs, un mélange dangereux de populisme technocratique et de gestion improvisée.
À ce stade, rien n’indique s’il poursuivra une carrière politique. Pour l’instant, Elon Musk affirme vouloir se concentrer sur ses entreprises et sur Mars.