Warren Buffett prend sa retraite. Mais ses idées sont encore plus précieuses que son argent.

À 94 ans, l’Oracle d’Omaha quitte son poste de PDG de Berkshire Hathaway. 60 ans de gestion, des milliards générés… et surtout, des leçons intemporelles sur l’argent, la patience et le risque. Voici ce que tout entrepreneur devrait retenir de Buffett.

ECONOMIE

InnovLink

5/14/20253 min read

Warren Buffett part (enfin). Mais ses leçons, elles, ne prennent pas leur retraite.

Warren Buffett quitte son poste de PDG de Berkshire Hathaway après 60 ans de règne. Il a 94 ans. Et son entreprise vaut aujourd’hui plus que Walmart et Alphabet.

Un dollar investi dans Berkshire en 1965 en vaut aujourd’hui 55 000. Rendement : +5 502 284 %.
Plus fort que n’importe quel immeuble à rénover dans le Mile End.

Mais au-delà de la fortune et du palmarès, Buffett a laissé quelque chose de beaucoup plus rare : une philosophie d’investissement.
Une manière de voir l’argent, le temps, la patience. Et le monde.

Voici six de ses leçons les plus marquantes. À relire régulièrement si tu veux devenir bon. Pas juste chanceux.

« La Bourse permet de transférer l’argent de l’impatient au patient. »
La clé, ce n’est pas d’être le plus rapide. C’est de rester en place quand tout le monde panique. Buffett a acheté sa première action à 11 ans, pendant la guerre.
Depuis, il n’a jamais réagi à la panique. Il a acheté pendant les krachs. Et il a attendu.

« C’est quand la marée se retire qu’on découvre qui nageait nu. »
Traduction : quand tout monte, tout le monde a l’air intelligent. Mais dès que ça chute, on voit qui était vraiment solide… et qui jouait au trader avec des crédits.
Cette phrase, il l’a écrite en 2001, après l’explosion des entreprises tech surcotées.

« Quand les gens mâchent de la gomme, ils le font comme il y a 20 ans. Et comme dans 20 ans. »
Buffett aime les business simples. Prévisibles. Solides. Pas ceux à la mode.
Il évite les buzzwords. Il achète Coca-Cola, du chocolat, des trains. Des trucs qui ne dépendent pas des caprices des marchés ou d’une hype passagère.

« Règle numéro un : ne perdez pas d’argent. Règle numéro deux : n’oubliez pas la règle numéro un. »
La richesse se construit par la protection, pas par le risque excessif.
Buffett n’a jamais eu besoin de se dépêcher. Ce sont ceux qui veulent tout tout de suite qui se brûlent. La sécurité avant la vitesse.

« Les intérêts composés, c’est une boule de neige sur de la neige collante. »
Buffett n’a pas été riche à 30 ans. Il a été patient. Et il a laissé le temps travailler pour lui. Il a atteint le milliard à 56 ans. Mais ensuite, il a laissé la boule rouler.
Les gains se multiplient avec le temps. Ce n’est pas sexy. Mais c’est implacable.

« On veut que le monde entier prospère. Sinon, ça ne marchera pas. »
En 2023, Buffett rappelait que l’économie n’est pas un jeu à somme nulle. Il voulait que la croissance profite à tous.
Il est capitaliste. Mais il est aussi humain. Il savait que dans un monde qui s’effondre, même les plus riches perdent.

Warren Buffett prend sa retraite. Mais ses idées, elles, devraient rester dans nos esprits.
Parce qu’en 2025, la tentation de l’instantané, du gain rapide, du “trading émotionnel” est partout.
Mais la richesse réelle — financière, intellectuelle, stratégique — se construit encore comme en 1965 :
lentement, prudemment, lucidement.